
J’ai passé le cap des 1 an ! C’était (de mémoire) le 22 décembre 2006. C’est généralement ce que l’on attend avant de clamer qu’on a réussi à arrêter de fumer. Dans mon cas, je savais le premier jour (ou presque) que je réussissais, ça n’était pas le cas de mon entourage qui n’a cessé de me reprendre par des “t’emballe pas, il est bien trop tôt pour crier victoire”, tout en pensant en secret “tu penses vraiment que c’est facile, mais tu vas morfler et replonger comme tout le monde”… Enfin, j’espère que tous ne pensait pas la même chose…
Bon mais bref, je n’ai plus vraiment d’envies de fumer mais quand j’y pense je me dis qu’il serait tellement facile de s’y remettre et de tout foutre en l’air. Je me dis parfois qu’une seule taf suffirait probablement. Mais je rassure le quidam, au bout d’un an, je passe plusieurs semaines d’affilée sans jamais avoir une pensée de tabac et j’avoue que le fait de très peu sortir dans les bars en 2007 m’a pas mal aidé.
La bonne nouvelle en tout cas, c’est que tous ceux qui vont prendre la peine de quitter cette mauvaise addiction en 2008 auront bien moins de gêne de leur entourage. Car l’interdiction totale, que j’avais bien du mal à accepter en tant que fumeur (je trouvais dommage qu’on n’ait pas réussi à s’entendre entre fumeurs et non fumeur: un peu plus de respect aurait certainement évité le pire…), est une bénédiction, n’en déplaise aux irréductibles adeptes de la fumette.
Car je réalise aujourd’hui à quel point la fumée de cigarette est un calvaire pour les non fumeurs. N’y étant plus habitué (tout comme ma compagne qui n’a jamais fumé par ailleurs), j’ai vraiment un mal de chien à supporter les endroits enfumés maintenant. Je ne suis pourtant pas un taliban anti-tabac, loin de là. Et si je plaisante sur le sujet auprès de mes amis pour leur faire remarquer qu’ils fument encore (c’est vraiment plus à la mode), c’est plus pour exorcicer l’acte qu’autre chose.
Et pourtant, une chose est sûr, mon corps n’étant plus imprégné, je peux vous assurer que lorsque le lieux est trop brumeux, j’en pleure à chaudes larmes… Et puis, un truc aussi qu’on ne capte pas bien quand on fume, c’est l’odeur de cendrier froid des fringues et des cheveux… Pour un non fumeur, c’est à peu près aussi infecte que de déguster une semelle de tongue au fromage.
Ma moitié, qui ne bronchait pas lorsque je fumais (enfin pas trop), aujourd’hui ne cache pas son écoeurement. Par contre, d’après elle je n’ai plus une haleine de cadavre en putréfaction. Bon, c’est peut-être pas colgate, m’enfin, c’est moins pire…
En dehors de toutes ces considérations, il faut bien avouer que fumer n’est plus à la mode, ce qui est tout de même un exploit inégalé depuis l’explosion des ventes de tabac dans les années 50-60. C’est vrai qu’aujourd’hui on est furieusement as been quand on ne boit pas un Actimel le matin, en jogging et qu’on ne mange pas bio avant d’aller se laver au savon d’Alep…
Non, aujourd’hui c’est vraiment plus à la mode la clope au bec, la mèche folle et les Santiag… Alors, vous me direz que la mode c’est pas la panacée (qui a parlé du Slim ?), mais bon, c’est jamais très agréable d’être montré du doigt, et je sens que c’est le sort qu’on reserve pour l’avenir aux fumeurs invétérés…
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