juil 05
En réponse à la newsletter d’un très cher confrère et néanmoins cousin de longue date(George Abitbol), que je tiens à remercier pour cette citation qui dépeind fort bien la triste laideur du congés-annuel-moutons-de-panurge qui s’entassent en tas désordonnés sur leur carré de sable cuisant telles des sauccisses pour les plus chanceux (des merguez pour les autres), je cite :
"Août est vulgaire. Transparents et mous, les méduses et les banlieusards échoués s’y racornissent sur le sable dans un brouhaha glapissant de congés payés agglutinés. Août pue la frite et l’aisselle grasses. En août, le pauvre en caleçon laid, mains sur les hanches face à la mer, l’œil vide et désemparé, n’ose pas penser qu’il s’emmerde. De peur que l’omniprésence de sa femelle indélébile, de sa bouée canard grotesque et de son chien approximatif ne lui fasse douter de l’opportunité du front populaire."
Pierre Desproges
En effet les vacances sont là et vous allez être les premiers à profiter de la frite qui pue et du bidon gras qui dépasse du caleçon hawaïen démodé sur un air de tongue plastic/plastoc. L’été c’est tristement ça, une population composées à 80% de parisiens qui passent 11 mois de l’année à supporter leurs 7 à 15 heures de travail journaliers sans conviction, leurs 2h30 de transports en commun entassés, les pique-pockets, la pollution, les 18m2 loués 800 €/ mois sans les charges et le regard des autres sur leur capacité à afficher un certain standing…
Cette même population qui, persuadée qu’elle fait carrière, se tue à la tâche pour pouvoir se payer sa quinzaine à 4000 € la location et à 120 € le menu dans tous les resto du front de mer. Grâce à toi George, je me souviens pourquoi je suis venu ici… Pour ne plus avoir besoin de congès pour me sentir en vacances…
juil 05

Je vous l’accorde je ne donne plus signe de vie, mais il y a au moins 2 raisons à cela :
- La première est que ces 3 derniers mois ont été intenses, puisque j’ai à peu près sillonné 23.000 km de bitumes tous azimutes pour raisons professionnelles et que donc, je n’ai quasiment pas mis les pieds chez moi tout ce temps.
- La seconde c’est que mes bras s’allongent et mes jambes racourcissent, je ne dois plus mesurer que 85cm les bras levés et un sourire béa a figé mon visage pour de bon. Mon cerveau a retréci et finalement j’ai du mal à penser à autre chose qu’à des bananes, je sais pas d’où ça vient…?
Les 10 prochains jours vont être occupés comme il se doit à notre déménagement, on est déjà dans les cartons, la peinture est prête, y’a plus qu’à faire. Après cela, qu’on me fiche la paix ! J’irai acheter des bananes pour tout l’été !
Flickr RSS
Blogoliste
Abonnez-vous
Les flux rss, c'est quoi ?